Dans un précédent article, nous vous parlions des footballeurs professionnels en Qamis, article au cours duquel nous vous montrions 3 joueurs connus du grand public vêtus de Qamis blanc. Au-delà de l’aspect purement « Buzz » ou « Média », ces images nous emmènent en réalité à nous questionner sur d’autres questions, plus profondes et plus riches. En effet, ce type de comportements nous conduit en réalité à nous interroger sur l’impact de telles images chez les jeunes musulmans, et également sur un phénomène constaté depuis quelques années, et notamment abordé par le magazine SoFoot dans un papier rédigé il y a petit moment sur les convertis à l’Islam dans le milieu du football professionnel : le retour des footeux vers le religieux (l’article est un peu différent mais vous comprendrez facilement le lien entre les deux sujets). Bonne lecture. 

L’effet Kanouté ?

Son nom vous dit sans doute quelque chose, et pour cause, le Franco-Malien Frédéric Kanouté, ancien joueur de Lyon et du FC Séville notamment, a plusieurs fois « défrayé la chronique » sur les terrains de football. Vous souvenez-vous de ce joueur qui refusa de faire de la publicité pour le site de pari en ligne 888 et qui recouvra le logo aux 3 chiffres avec un morceau de scotch ? C’était lui. Vous souvenez-vous de ce joueur qui, après avoir marqué un but, montra un tee-shirt « Palestina » ? C’était lui aussi.Plus qu’un joueur engagé, Frédéric Kanouté était devenu un symbole pour nombre de jeunes musulmans, et notamment les passionnés de sport et de football. Ces faits remontent à une dizaine d’années maintenant, et les choses ont, semble-t-il, évolué dans le bon sens. On observe de nos jours, de manière plus marquée, un retour vers le religieux de plusieurs joueurs. Certains se sont même rendus à la Mecque pour effectuer le Hadj ou la Omra. 

La nouvelle génération

Parmi la nouvelle génération, les faits sont là et le phénomène se confirme par la grâce d’Allah. Vous avez sans doute entendu parlé de Jérémy Hélan, ce jeune joueur de D2 Anglaise (Sheffield) désireux de vivre pleinement sa religion et d’aller s’installer en Arabie Saoudite, ou encore de Yarouba Cissako, le talentueux monégasque de 20 ans qui souhaitait rejoindre un club où il pourrait pratiquer sa religion, alors que le club de la principauté lui proposait une prolongation. Alors que les sirènes de l’argent et de la célébrité leur tendent les bras, ces joueurs ont préféré suivre les recommandations de leur religion, quitte à perdre des millions d’euros au passage.

Dans la même dynamique, on ne compte plus les joueurs de moindre calibre qui quittent le monde du football pour se préserver et se consacrer à l’adoration d’Allah (‘azza wa jal). Avec courage et détermination, dans une société où le fric et la célébrité ont pris le dessus sur des principes moraux, ces joueurs prouvent que l’argent ne fait pas le bonheur, mais que la foi, elle, le fait parfaitement.

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