Comme vous le savez, votre spécialiste du Qamis (https://orslane-paris.com/produit/qamis-laine-splendide-bleu/) Orslane Paris a lancé récemment une série d’articles inédite sur la Hijra. Dans le 1er opus, nous avons vu que le Qamis et la barbe étaient loin de laisser indifférents les gens, et qu’il pouvait être le vecteur de nombreux fantasmes. Aujourd’hui, sujet un peu différent mais ô combien important : on va parler de taxi, de repentir et… de Qamis bien sûr. Vous ne voyez pas le lien entre les 3 ? Vous allez comprendre. Bienvenue dans l’histoire impressionnante d’Abou Abdillah…

Des ténèbres à la lumière, et la tentation du Qamis

Nous l’appellerons Abou Abdillah. Il est chauffeur de taxi dans la capitale. Aujourd’hui, pour des besoins professionnels, il m’a amené vers Blida, à moins d’une heure de route d’Alger. Abou Abdillah porte la barbe et le Qamis. Durant notre trajet, il s’est confié à moi. La 1ère fois qu’il a évoqué durant notre discussion son parcours, il ne m’a pas dit d’où il venait. Il m’a juste dit qu’il était dans les ténèbres, des ténèbres comme en trouve rarement. Et puis il a fini par me raconter son histoire. Abou Abdillah était en réalité chanteur. Il lui arrivait de pratiquer cette activité même dans des cabarets. Il était dans le domaine depuis son plus jeune âge, et il était convié ici et là dans des mariages, des fêtes etc… Puis un jour, du côté de Bab El Oued (si ma mémoire est bonne), il s’est dit dans sa tête : « stop, il faut que j’arrête ». Il vit à ce moment-là une boutique qui vendait des Qamis et voulut absolument en acheter un pour aller à la mosquée et prier. Sa nouvelle vie venait de commencer, gloire à Allah.

Un Qamis, un repentir et une nouvelle vie

Abou Abdillah paya donc son Qamis au vendeur et sortit vers la mosquée pour prier. Le parfum du repentir et du retour vers Allah volait vers notre ami, et il voulait démarrer une nouvelle vie. Il se mit alors à pratiquer la religion avec beaucoup de ferveur et de dévotion. Le Qamis ne le quittait presque plus, et la barbe est venue embellir son fin visage. Il me raconte ensuite comment il a arrêté son ancien travail, et comment les tentations l’ont poursuivi : les gens ne comprenaient pas sa décision et continuaient de l’appeler. Il leur expliquait ainsi qu’il avait mis un terme à sa carrière de chanteur, et qu’il avait désormais choisi le sentier de son Seigneur.

Aujourd’hui, Abou Abdillah prend des cours de Coran à la mosquée Rahma, située à Alger centre (Allahoumma Baarik). Comme un symbole, il utilise désormais sa voix pour réciter et psalmodier le Coran, alors qu’autrefois… Allahou akbar.