Votre fournisseur de Qamis de luxe (https://orslane-paris.com/qamis-de-luxe/) a entamé il y a plusieurs semaines maintenant une série inédite d’articles sur la Hijra d’un frère de France, venu s’installer dans le pays de ses ancêtres, l’Algérie. Aujourd’hui, nous allons parler d’une anecdote un peu particulière de notre frère avec un professionnel apiculteur. Comme souvent, une rencontre très singulière et tellement enrichissante, qu’on ne se lasse jamais de vous raconter. C’est aussi ça le charme de la Hijra : des rencontres inattendues et des choses qui nous ont émues.

« Ah mince, j’ai oublié mon Qamis »

On s’est d’abord connu sur un groupe Telegram de Mouhajirounes, puis on a convenu d’un rendez-vous dans mon quartier. Ce frère apiculteur n’habite pas très loin de chez moi, et il a pris la peine de venir un soir pour que l’on puisse se rencontrer. Il était presque l’heure du Maghreb lorsque je l’aperçus dans son Berlingo couleur « Champagne » comme il me le dit au téléphone sous forme de boutade. Abou Nahla est comme ça : franc, spontané, drôle et attachant. Il m’a raconté que cela fait 6 ans qu’il est rentré en Algérie, et une quinzaine d’années qu’il fait du miel. Un type délicieux et cru. Le genre de personnes avec qui on  accroche (ou pas) au bout de quelques secondes. Quand il me récupère dans sa voiture, on commence à discuter quelques minutes puis l’adhan retentit. Abou Nahla se rendit compte qu’il avait oublié quelque chose : « Ah mince, j’ai oublié mon Qamis » s’exclama-t-il dans la voiture. Nous nous rendîmes à la mosquée pour accomplir le Maghreb, et on se retrouva juste après pour parler de ses miels.

Un passionné de miels à l’état pur

Après avoir prié, nous avons pris le temps d’échanger sur son activité et son métier tellement particulier. Abou Nahla est un puriste. Il aime son art, et le réalise avec la passion des grands (Allahoumma Baarik lahou). Il n’hésite pas à parcourir de très longues distances pour concevoir de nouveaux miels, et notamment dans le Sahara. Il a même réalisé des recherches avec des professeurs d’université sur la question. Comme à son habitude, Abou Nahla n’y va pas par 4 chemins pour me parler des faussaires de miels, ceux qui vendent du miel sans rien y connaître ou presque, et qui cassent les prix du marché. Avec lui, j’en apprends beaucoup sur les abeilles, les ruches, l’apiculture, etc… Ça fait vraiment plaisir de côtoyer des spécialistes dans leur domaine, des gens qui aiment leur métier et qui le réalisent avec conscience et passion. Et comment ne serait-ce pas le cas alors que le Coran mentionne les abeilles et le miel dans la sourate Les Abeilles (n°16) :

  1. « [Et voilà] ce que ton Seigneur révéla aux abeilles: «Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres, et les treillages que [les hommes] font ».
  2. « Puis mangez de toute espèce de fruits, et suivez les sentiers de votre Seigneur, rendus faciles pour vous. De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent ».