Après avoir vu les 3 premiers articles de notre série sur le Qamis et le mariage (https://orslane-paris.com/qamis-mariage/), Orslane Paris vous sert sur un plateau d'argent le 4ème de cette série inédite. Savourez.

Suite à ma première mouqabala, je me sens enfin détendu, ce n’est pas si horrible que cela en fin de compte. On en fait une montagne pour pas grand-chose. J’ai réellement un ressenti positif, j’attends de voir les retours de la sœur par rapport à moi mais je commence déjà à me projeter... et j’ai un sourire qui ne s’enlève plus de mon visage.

J’y crois enfin

Je me suis posé la question si je devais en parler à ma mère, puis menant ma réflexion à bout, effectivement c’est encore trop tôt. Si je lui parle d’une fille, ça sera seulement celle à qui j’irais demander officiellement la main et là ce n’est pas encore le cas, vu que je ne sais toujours pas ce qu’elle et sa famille pensent de moi. Je me décide enfin à faire salat isthikhara, pour une chose aussi importante que le mariage (il ne faut pas la prendre à la légère). Je commence même à réfléchir au mariage, j’ai toujours voulu une fête simple, et c’est vrai que je n’ai pas abordé la question. Elle faisait partie de la série que je n’ai pas eu le temps de développer lors de notre rendez-vous ! J’ai toujours détesté les grandes fêtes, l’ostentation, 75% des gens présents, tu ne les connais pas mais tu souris pour faire bonne figure. Mais bon si je vois qu’un grand mariage lui tient à cœur, je ne ferais pas d’obstacle.

Colombo ou inspecteur gadget ?

Il fait beau, je décide d’aller me promener avec des frères, on parle généralement de tout et de rien. Je décide alors de parler de ma mouqabala : les frères sont vraiment contents pour moi, car ils savent à quel point j’ai patienté ! Chacun a sa vision de l’après première mouqabala : certains me disent d’aller l’espionner en cachette, d’autres d’aller directement dans son quartier demander après elle, ou encore pire faire, de l’espionnage 2.0 sur tous les réseaux sociaux existants... il faut que je me pause pour réfléchir à tous cela. Quelques jours après la mouqabala, le père m’appelle enfin. Il me dit que je suis un homme de bonne famille qui a l’air d’avoir reçu une bonne éducation, et qu’il est prêt à me donner sa fille en mariage. Cependant, il me demande aussi de passer chez eux, pour parler des dernières conditions de mariage que sa fille voulait me transmettre. Cela m’inquiète un peu mais je me dis que ça ne doit rien être de bien méchant.

Bientôt la suite...