Orslane Paris, le spécialiste du Qamis, poursuit cette série d'articles autour du mariage. Aujourd'hui, une petite déception, mais Allah sait mieux ce qui est le meilleur pour notre protagoniste.

J’ai enfin eu ma réponse, El hamdulillah la sœur se voit potentiellement construire un avenir avec moi ! C’est déjà une très bonne nouvelle, les conditions m’inquiète un peu car elle ne m’en avait pas fait part lors de notre 1er rencontre mais bon, je me dis que j’arrive enfin à la fin de ma quête, enfin c’est ce que je pensais...

Le RDV

Très enjoué de la tournure que prennent les événements avec en plus une invitation à venir une 2ème fois chez eux, ce qui me permettra de revoir la sœur car j’ai déjà oublié son visage, tout ce stress me fait perdre la mémoire. Mais il y a une chose que je n’oublie pas, c’est de demander à ma mère de repasser mon qamis en urgence, car ils m’ont demandé de passer cette après-midi ! Enfin, quelques heures plus tard, je suis chez eux, beaucoup plus à l’aise que la première fois, et j’explique à la sœur que je suis content d’être ici et que j’écoute les conditions dont elle souhaitait me faire part.

La réunion

Elles étaient au nombre de 3. La première, elle souhaitait passer son permis de conduire, personnellement je n’y voyais pas d’inconvénient, le 2ème elle souhaitait continuer à travailler en tant qu’assistante marketing dans son entreprise actuelle et puis la 3ème attendre son évolution professionnelle avant de fonder une famille. Une bombe dans ma tête, je ne suis pas contre que ma femme travaille, mais uniquement si c’est dans un domaine sans contact avec les hommes... et de plus attendre une potentielle « évolution professionnelle » avant de fonder une famille ?

Le dilemme

Cela veut dire que l’on construirait notre vie en fonction de son travail, hors de question. C’est donc ce que j’ai essayé d’expliquer avec tact à la sœur. La sœur m’explique que les conditions sont non négociables, je remercie donc son père et sa famille pour l’accueil, et je souhaite qu’Allah lui accorde un bon mari, pieux et gentil.

Sur le chemin du retour, j’étais assez triste, moi qui m’était déjà projeté… mais bon c’est le mektoub, elle ne m’était pas destiné à moi tout simplement. Ça passera, et je suis persuadé qu’Allah me réserve ma perle, j’ai confiance, je ne perds pas espoir. Deux mois plus tard, ma mère vient me voir et me dit qu’elle a enfin trouvé ce que je recherche, la fille d’une amie à elle... par politesse je vais appeler son père mais franchement, connaissant les goûts de ma mère, je n’y crois pas trop.